Le célibat m’a permis d’être heureux !
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Le célibat m’a permis d’être heureux !

« Mieux vaut être seul, que mal accompagné » : telle est la phrase de Pierre Gringore que j’avais en tête durant mes quatre années de célibat. Depuis que je suis passé du stade de « l’homme seul » à celui de « l’homme amoureux », je dois admettre que ce sont bien plus que des mots mis bout à bout…

Célibataire, j’ai essayé de voir le bon côté des choses, de profiter de la vie en solo et de tout ce que mon statut pouvait me procurer comme plaisirs et avantages : « Je suis seul donc je fais ce QUE je veux, QUAND je veux, OU je veux, avec QUI je veux ! ».

Lorsque je me suis séparé de mon ex, j’ai décidé d’attendre de tomber sur « la bonne » plutôt que de sauter dans les bras de la première qui me ferait du pied. J’étais bien déterminé à assumer mon célibat : « CÉLIBATAIRE ET FIER DE L’ÊTRE ». Vivre seul avec mon chat n’était pas une tare, loin de là.  Croire que je pouvais rencontrer la fille parfaite, à mes yeux, ne faisait pas de moi un « utopiste »… mais une personne « qui sait ce qu’elle veut » !

Je vous l’accorde, après ma séparation, vivre pleinement mon célibat n’était pas simple. Je sortais avec des couples qui me demandaient des nouvelles de mon ex, des explications sur ma séparation : c’était suicidaire. Au départ, j’avais le sentiment d’être seul au monde pour affronter mon célibat. C’était d’autant plus vrai lorsque j’allais me coucher seul dans mon lit… Sans avoir personne à qui souhaiter une belle nuit (enfin si… il y avait mon chat). Et puis il m’a fallu rassurer mes proches : « non, je ne compte pas rester célibataire toute ma vie ! »

Heureusement, cela n’a pas duré longtemps. Avec le temps, j’ai compris qu’il suffisait d’être bien avec moi-même pour profiter d’une nouvelle vie. J’ai compris qu’être en couple, pour être en couple, ne me mènerait nulle-part (j’ai essayé). J’ai compris que j’avais autre chose à faire pour être heureux que de consacrer du temps à la première venue, qui n’en vaudrait certainement pas la peine.

Seul, je pouvais « construire un nouveau Moi », je pouvais consacrer du temps à mes passions, à mon travail, à mes amis, à ma famille. Je pouvais devenir Moi, juste Moi. Alors c’est ce que j’ai fais : j’ai pris du recul sur moi-même, j’ai assumé mes envies, mes choix… et j’ai appris à me connaître : Quel genre d’homme je suis ; Quel genre de fille je recherche ; Que suis-je capable de faire par amour ; quelles sont les limites à ne pas dépasser pour rester moi-même ; etc. Autant de questions pour lesquelles je voulais une réponse pour assurer mon bonheur futur, le sien et donc le nôtre.

Tandis que je profitais de mon célibat, j’attendais l’amour – parfois je le cherchais – avec la conviction que le jour où je tomberai nez-à-nez avec elle, je serais prêt à l’accueillir dans ma vie tout en restant moi-même. J’étais réellement persuadé que je saurai reconnaître mon âme-sœur si elle se présentait : la fille faite pour moi ; la fille pour qui je suis fait. Je ne voulais pas d’une femme parfaite – c’est une connasse - mais d’une femme qui corresponde parfaitement à ce que je suis devenu. Celle que je serai capable de rendre heureuse tout en restant Moi (très important) ! Celle qui aurait besoin d’un mec comme Moi pour être satisfaite en amour…

Puis je l’ai rencontré. Avec elle, je peux être moi-même, naturellement : elle m’accepte tel que je suis. Celui que je suis la rend heureuse : elle me le dit et je la crois, ça se voit, ça se sent. Grâce à mon célibat, j’ai connaissance de tout ce que je peux lui apporter pour la rendre heureuse… et sans avoir besoin de jouer un rôle. Elle, elle est tout ce dont j’ai besoin pour être heureux : elle est, étrangement, comme je l’avais décrite dans ma tête avant notre rencontre… Je l’aime.

Bien souvent, nous exigeons de l’autre qu’il nous rende heureux sans même nous demander si nous sommes en mesure de lui rendre la pareille… Nous nous attardons plus volontiers sur « comment il/elle doit être » plutôt que sur « qui sommes-nous » et/ou « que sommes-nous capables d’apporter » dans une relation amoureuse.

Quand arrive le moment de se dire qu’il/elle fait(e) pour nous, ne devrions-nous pas être capables de nous demander - naturellement - si nous sommes faits pour lui/elle ? Si nous sommes en mesure de l’aimer comme il/elle le souhaite ? Et ainsi, nous éviter de nouvelles déceptions…

Le célibat m’a permis de répondre (seul) à ces questions le jour où je me suis dit que c’était elle. Cela m’a permis d’être confiant, de ne pas hésiter à faire l’impossible mon possible pour commencer à vivre notre belle histoire… Et bien qu’au début j’avais des doutes sur ses sentiments, je me connaissais et au fond de moi, il y avait une chose de sûre : j’étais la personne qui la rendrait heureuse ! Je me sentais réellement capable de répondre à ses attentes tout en étant moi-même.

Qu’il/elle nous aime simplement et dans le vrai : n’est-ce pas que nous attendons de l’autre ?

Alors ouij’assume pleinement ces derniers mots : être célibataire m’a permis d’être heureux comme je ne l’avais jamais été auparavant… et de la rendre heureuse, par dessus tout.

12 Commentaires fermés 13046 18 août, 2014 Ma Vie de Célibataire ! août 18, 2014

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